dimanche 3 octobre 2010

En automne, garde ton tea-shirt

Pour avoir retourné un carré du potager, dernières tomates récoltées qui ont rendu envieux tout le voisinage, le cher amour s'est enrhumé ! Forcément...
Comme il était couvert de sueur, au lieu de rentrer enfiler un tea-shirt sec à la place de son sweet mouillé, il s'est tout bonnement mis torse nu. Grave erreur, à cette saison, même s'il faisait encore 25 degrés. Le soleil d'octobre n'étant pas celui de juillet, comme je m'éreinte chaque année à le lui répéter. Je ne peux pourtant pas toujours être derrière lui à vérifier qu'il ne fasse pas de bêtises...
Il en éternuait à fissurer les murs. Je lui ai donc préparé, reproches minimum, des fumigations de thym. Très efficace, le thym, et moins agressif que les habituelles pastilles à faire fondre dans l'eau bouillante. Et gratuit, avec ça ! Je ne saurais trop vous conseiller d'en planter dans votre jardin ou en potée sur votre balcon.
Deux jours plus tard, il allait beaucoup mieux, persistance de picotements nasal excepté. La patience n'a jamais été sa vertu dominante. Au téléphone avec sa sœur, il se plaignait amèrement. Raccrochait, un remède miracle griffonné sur un bout de papier.
Galop instantané à la pharmacie, il testait le produit préconisé par sœurette, grande organisatrice devant l'Éternel mais cœur d'or. Je dois reconnaître que le lendemain, il avait cessé d'aboyer à tous vents !!! Pas un miracle, une résurrection.
Maintenant, il a mal à l'estomac et la verveine a remplacé les fumigations...
Les vertus des plantes sont illimitées.

Amitiés et tisanes,
Votre Mme Torchon-à-la-main herboriste,
Fataliste et pas rancunière

P. S. Pour les refroidissements, songez aussi aux huiles essentielles

La pensée du jour :

Suivre les conseils de sa dévouée moitié, même si elle s'en gargarise, plutôt que ceux des étrangers, fût-ce sa propre sœur !


vendredi 24 septembre 2010

Ingérable parité

En pleine contestation sur le nouveau régime des retraites et ses injustices envers les femmes, mon petit cœur de féministe modérée a jubilé ! Voilà que la Suisse, ma patrie de naissance : pâturages, sonnailles, edelweiss et ilot d'irréductibles à la grande communauté européenne, accueillait sa cinquième femme sous la coupole du palais fédéral !!!
5 sages à jupe sur nos 7 ! Sur nos 7 conseillers fédéraux, (équivalent de nos ministres) ainsi nommés parce qu'ils président à tour de rôle le pays pour un an. Donc, 5 présidentes de la Confédération en puissance ! Pas mal, pour une nation qui n'accorda le droit de vote aux femmes sur le plan fédéral qu'en 1971. Entre autres prétextes que ce droit tuerait les landsgemeinde (vote à main levée) des cantons primitifs...
Y en aurait-il plus sous le capet de nos fiers descendants de Guillaume Tell qu'ils ne seraient prêts à l'avouer ? Et nos Suisses au bras noueux, champions de la lutte à la culotte et du lancer de la pierre d'Unspunnen, d'éclairés costauds ? Conscients qu'une femme vaut en tout cas un homme. Espoir, quand tu nous tiens...
Que tous les machos poilus ou épilés se rassurent ! J'ai quand même passé ma journée d'hier à faire repas, ménage et repassage !!! Mais la liberté n'est-elle pas surtout dans la tête ? Hier, malgré la pluie, c'est fou ce que le ciel m'a paru bleu.

Votre politisée Mme Torchon-à-la-Main,
qui aurait hissé la croix blanche sur fond rouge à côté du drapeau français et européen, si elle en avait dégotté une dans son grenier !
Baisers militants

La pensée du jour :

Rien ne sert de courir, il faut préparer le terrain et ménager sa monture. Prions pour que nos évolués Helvètes ne se réveillent pas en exigeant le retour de la parité.

mardi 21 septembre 2010

Cher pognon

16 millions pour Tony Blair, 32 pour Bill Clinton, 1 à 2 pour Zahia des Bleus afin qu'elle accepte de faire la gouape dans une émission de téléréalité, 8'500 euros le ticket d'entrée du tournoi de poker de Cannes, cachets astronomiques de vedettes, sportifs, chanteurs et autres que je tairai pour ne pas vous dégoûter de vous lever le matin pour gagner votre misérable pitance, et des nèfles pour votre Mme Torchon-à-la-main !
De nos jours, j'vous dis, le fric appelle le fric. Comme s'il n'était pas beaucoup plus pénible de passer la serpillière que de passer à la télé ou sur les podiums...
Alors moi, selon l'excellent principe qu'il vaut mieux tard que jamais, je cogite grave tout en jouant du torchon (faute de grive, on mange des merles). Après tout, je ne suis pas plus bête que tous ces winners, et je comprends même l'anglais ! L'ennui, c'est que tout ce à quoi je pense a déjà été exploité et que mon blog ne fait pas encore un tabac sur You tube !!!
Alors, en désespoir de cause, je songe à me lancer dans le mannequinat. Cela n'a pas trop mal réussi à Carla Bruni et je pourrais toujours lancer la vogue de la robe tablier assortie aux gants en caoutchouc...

Pour me donner le feu vert : tapez 1
Pour me décourager : tapez 2

Votre Mme Torchon-à-la-main,
future Naomi Campbel ?
Qui essaie de se convaincre que l'argent ne fait pas forcément le bonheur


La pensée du jour :

S'il est plus sage de savoir rester à sa place, il est bien plus exaltant de se demander quelle île déserte on s'offrira quand on aura enfin réussi à décrocher la timbale !


mercredi 8 septembre 2010

Vivre et laisser mourir

Depuis que j'ai vu Georges Clooney revenir de chez Saint Pierre grâce à sa machine à café, je n'ai plus peur de mourir. J'hésite seulement entre lui tricoter un pull, lui porter une bouteille d'huile d'olive de notre production ou lui ramener des capsules de Nespresso.
Conseillez-moi judicieusement et si je passe avant vous, je laisserai votre nom à Saint Pierre.

Pour le pull : tapez 1
Pour l'huile : tapez 2
Pour les capsules : tapez 3

A très bientôt ici-bas,
Bises éternelles,
Votre sereine Mme Torchon-à-la-main
Qui n'a pas fini d'user ses serpillières


La pensée du jour :

Le difficile n'est pas de mourir, mais de ne plus vivre. Même si l'on a tendance à penser que l'herbe est toujours plus verte ailleurs... A demain, sur mon blog terrestre !

jeudi 5 août 2010

Emancipation féminine

Ce matin, mon génie de mari a entrepris d'aiguiser la chaîne de la tronçonneuse de notre voisin. Qui surveillait attentivement les opérations de son jardin, de l'autre côté de la clôture. Au moment où j'ai entendu mon patient époux sacrer qu'il n'avançait pas assez vite à cause de ses yeux mal foutus, j'ai charitablement proposé mon aide...
Il m'a été aimablement répondu que j'en serais totalement incapable. Qu'il fallait laisser ce genre de travail à qui savait ! Et comme en un funeste écho, j'ai perçu le rire discret de notre voisin. Qui n'hésite pas, par ailleurs, à discuter littérature ou histoire avec moi !
Mortifiée ? Je me suis cassée vite fait afin de terminer de préparer le petit déjeuner.
Navrée, mes sœurs, mais on n'efface pas d'un coup de baguette magique presque 30 ans de réflexes conjugaux...

Votre repentante Mme Torchon-à-la-main,
Qui promet de faire mieux demain !


La pensée du jour :

Les diamants, comme le machisme, sont éternels. Bien que l'on soit plus souvent gratifiées du second que des premiers ! A cela, une seule parade. Se faire, à l'instar de nos politiques, cuir d'hippopotame en attendant des jours meilleurs...

samedi 10 juillet 2010

Cigarettes, whisky et petites pépées

Avec l'avance de l'été, nos kilomètres de plage deviennent des mosaïques d'accessoires de bain bariolés. Bonheur et cohabitation !
Alors qu'en début de saison mon cher mari se fait tirer l'oreille pour s'attarder sur le sable, prétextant l'inconfort de s'allonger sur une serviette et la sensibilité de sa peau au soleil, voilà qu'il vient de s'acheter un tout mignon parasol et qu'il emmène son transat en même temps que son indispensable petite femme.
Dans quel but, me direz-vous ? Mon propre plaisir, bien évidemment, se sacrifiant, puisqu'il sait combien j'aime nager puis longuement bronzer. En réalité, dans une finalité purement égoïste : reluquer le pullulement de jolies filles.
Roulez jeunesse et merci ! Continuez d'exposer insolemment vos parfaites plastiques. Mon époux ne vous mate pas ! Il vous observe en esthète, (dixit) comme il admirerait une œuvre d'art...
Pendant que, m'en battant l'œil, j'en profite pour plonger dans la grande bleue jusqu'à ce que sa peur de rougir comme écrevisse reprenne le dessus sur toutes ces Vénus de Botticelli sortant de l'onde.


La pensée du jour :

La jalousie est mauvaise conseillère. Mieux vaut une saine réflexion qu'un froncement de sourcil. Inutile de vous regimber contre l'inévitable, choisissez plutôt d'en tirer parti

Votre philosophique et rouée Mme Torchon-à-la-main,
Qui a pourtant décidé de poursuivre son régime et de se remettre à la gymnastique






vendredi 9 juillet 2010

Les habitudes ont la dent dure

Procédure aboutie et réception chez le sous-préfet de Céret, nous voilà enfin citoyens du drapeau tricolore et fiers de l'être... Avec un 14 juillet qui revêtira une émotion particulière. Nous reste à finir de mémoriser les paroles de la "Marseillaise"et à ne pas les confondre avec celles de l'hymne helvétique, reconnaissance oblige !
D'ailleurs, n'est-ce pas équitable ? A comparer notre plantureux pique-nique, il y a deux étés déjà, (entrée, plat principal, dessert et vin rouge) au leur, frugal, (sandwichs et bouteille d'eau), un couple d'amis suisses de toujours avaient déclaré en rigolant qu'on était devenus de vrais Français.
Depuis, nous nous efforçons d'être dignes de l'honneur qui nous a été fait et suivons à la lettre les directives du gouvernement, tout en râlant juste ce qu'il faut pour être de parfaits compatriotes.
Entre autre, nous appliquons cette consigne du président Sarkozy :

TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS

par l'ouverture d'une chambre d'hôte. Faisant d'une pierre deux coups, avec une connaissance plus approfondie de notre pays bien-aimé grâce aux conversations à bâtons rompus avec nos charmants hôtes. Qui dit mieux, comme intégration réussie ?
Pour nous féliciter, tapez 1
Pour nous dire peut mieux faire, tapez 2

Votre toute jeune Mme Torchon-à-la-main,
Qui espère être élue prochaine Marianne


La pensée du jour :

Les codes hiérarchiques sont inamovibles. Voilà que je me retrouve encore à nettoyer et à la préparation des petits déjeuners, alors que mon bricoleur de mari se garde les améliorations et réservations. Le pire étant que chacun y trouve son compte...